Histoire vraie racontée aux enfants

18 Mai 2003, 19h 45

Nouvelle visite inattendue
et fort surprenante
(c)

En ce dimanche soir, la belle journée s'achève et les derniers rayons du soleil s'attardent sur les bambous du bord de la pièce d'eau. Dedans, il faut allumer la lumière, puis tirer les volets. J'ouvre donc la fenêtre de la salle à manger, et ... que vois-je ?

Un gros animal noir est allongé là, sur le tapis-brosse, parmi les fauteuils de jardin du devant de porte : il regarde vers les bambous et me tourne donc le dos : qu'est-ce ? Un chien ? Un mouton ? Mais non ! Ses grandes oreilles et sa petite queue en pinceau ne sont pas celles d'un chien, ni d'un mouton ! Au bruit de la fenêtre qui s'ouvre, il tourne la tête vers moi et me regarde : c'est un sanglier ! Un jeune sanglier ! Quelle surprise !

Il se lève et vient vers moi :
" - Tu es venu me voir ? Que tu es beau !" lui dis-je.
Heureux de m'entendre, il agite sa petite queue, et approche son groin de ma main en humant.
" - Tu voudrais quelque chose ... mais je n'ai rien pour un sanglier, tu sais ! Pas de châtaignes, pas de glands, pas de maïs ! "

Il semble comprendre et se met à fouiller de son groin le sol sous le tapis-brosse qu'il soulève, à la recherche de vers de terre ; bredouille, il s'approche des plantes de la façade et cherche des escargots le long des tiges de la chélidoine qui fleurit contre le mur sous la fenêtre, mais il ne trouve rien. Alors il continue d'inspecter la façade, passe sous le rosier, voudrait entrer par la porte du couloir qui est fermée. Puis il revient vers moi, fait les cent pas sous la fenêtre pendant que je lui exprime tout mon étonnement :
" - Mais d'où sors-tu ? Tu as quitté les bois pour venir me voir ? Que tu es gentil ! Que tu es beau ! "
Il m'écoute, il me comprend !

C'est la première fois que je vois un vrai sanglier ! Et de si prés ! ... Je ne suis pourtant pas à l'émission d'Histoires Naturelles où Igor Barrère nous présente de "Drôles de bêtes", ni à "Trente millions d'amis" ! C'est pourtant un vrai sanglier noir aux grosses soies raides de chaque côté du dos ; ça n'est plus un marcassin rayé, mais déjà un jeune adulte dont les défenses percent à peine. Il tourne, il vire, il inspecte toutes les issues de la maison : il voudrait venir là où je suis ! S'approcher encore plus ! ...

La nuit est tombée maintenant. Déçu sans doute, le jeune sanglier s'éloigne enfin sous les premiers rayons de la lune : je le vois disparaître par l'allée des rosiers vers la Vignasse où paissent les chevaux en ce début de nuit calme et sereine.

Chère petite bête sauvage, si confiante en la bonté de l'homme, j'aimerais tant que tu reviennes et que tu échappes pour longtemps à la traîtrise du fusil du chasseur !

Dans le silence de la nuit, mon âme s'élève vers Dieu :
- Quelle est belle Ta nature, Seigneur ! Oui ! Que ton règne vienne ! Qu'il approche vite le temps "où le loup paîtra avec l'agneau, et où il ne se fera ni tort ni dommage sur toute Ta Montagne Sainte", le temps où Ton amour remplira le cœur des gens et des bêtes ! Qu'il vienne vite ! "

 

Compréhension - Réflexion

Lis dans ta Bible les passages où ce temps béni que l'on a appelé "Millénium", parce qu'il durera mille ans, est expliqué par le prochète Esaïe.
Cherche Esaïe 11, 6 à 9 et Esaïe 65, 25.
Tu sais sans doute te servir d'une Bible : tu sais que le premier chiffre ou nombre indique le numéro du chapitre, et que le ou les suivants sont les numéros des versets bibliques.
Ainsi, tu cherches le livre d'Esaïe, puis le chapitre 11, puis les versets de 6 à 9.
Même chose pour Esaïe chapitre 65, verset 25.
Lis les à haute voix ces magnifiques verset d'Esaïe 11 et Esaïe 65 !

Remarque : à l'époque où nous vivons, à l'aube du 3° millénaire, ce temps béni n'est plus très éloigné de nous : la nature en ressent déjà les présages : tu as saus doute vu et entendu ce magnifique repartage d'un Parc National du Kenya où une lionne, que les gardiens du Parc ont appelée "La bénie" s'est prise d'affection et d'amour maternel pour de petits gnous, qu'elle détourne de leur mère pour les garder auprès d'elle, au lieu de les dévorer !

 

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Mis sur le Ouèbe le 09.07.2003
Dernière modification le 18.07.2003